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I – Modules :

Commençons par le commencement, ou plutôt par le critère qui nous intéresse le plus. Heureusement, grâce à la nouvelle réforme, qui concerne les étudiants Bac 2015 et plus, les modules et heures de formation ont été généralisées et unifiées, ce qui participe bien évidemment à l’équité entre facultés.

TOUTES les nouvelles promotions auront donc un programme qui posera en 1ère année sur l’anatomie, biologie, biochimie, biophysique et histologie fondamentale comme modules Généraux, puis sur l’anatomie, la physiologie, l’histologie spéciale, la biochimie clinique, l’hématologie fondamentale, la médecine expérimentale, la sémiologie et la biochimie clinique en 2ème année. Il auront ensuite en 3ème année les maladies parasitaires et infectieuses, l’anatomie pathologique fondamentale, la radiologie, la pharmacologie, les maladies des appareils cardiologique, digestif et respiratoire, ceux-ci étant bien évidemment accompagnés de stages en médecine et chirurgie générale. En 4ème année ils auront de l’anatomie pathologique spéciale, de l’éndocrinologie, de l’onco-hématologie, en plus des pathologies de l’enfant, de l’appareil locomoteur et nerveux. Et finalement en 5ème année, Ils auront des cours sur la médecine sociale, le raisonnement clinique, les urgences, la santé mentale, l’ORL – ophtalmologie, la Nephro – Urologie, et la fameuse gynécologie obstétrique, tout ceci sera complété bien évidemment par des stages hospitaliers en 6ème et 7ème année. Donc au final, 1 point partout pour la nouvelle réforme.

Mais pour les anciennes promotions, nous noterons des similitudes, déjà, par rapport à la nouvelle réforme, ci ce n’est la nouvelle nomenclature des modules, qui ont reçu une sorte de « name lift ». Cependant, entre les facultés existent des différences de répartition des matières, notamment en sémiologie, différence cruciale où se distingue la faculté de Marrakech, qui a toujours donnée ses cours de sémiologie médicale et chirurgicale en 2ème année, contrairement aux autres facultés, ce qui donne un plus au Marrakchis au moment de leur entrée en stage d’externat, ces derniers étant déjà initiés au signes des différentes pathologies vues au service. Ces deux parties laissent donc un vide que prennent d’autres modules, notamment la pathologie digestive enseignée en 3ème année à Marrakech, et en 4ème année dans les autres facultés. Un point donc pour Marrakech.

Marrakech Casablanca Rabat Fès Oujda
2 Points 1 Point 1 Point 1 Point 1 Point

II – Infrastructures :

Deuxième bémol, et qui a son importance, où est-ce que l’on étudie le mieux ?

Coté infrastructures et encadrement, Fès remporte, quasi ex-æquo avec Rabat la 1ère place de ce classement. Amphithéâtres immenses, C.H.U rénovés et de grande affluence pour un apprentissage approfondi, en plus d’infrastructures sportives diverses, tout est à disposition des fassis et Rbatis pour avoir la meilleure formation.

Avec 7 Amphithéâtres dont 3 d’une capacité de 350 places chacun, un terrain de football, de basketball / Handball et de volley ball, des locaux à proximité du C.H.U, et une mosquée pour couronner le tout, la capitale culturelle et scientifique dispose d’une véritable faculté complète et autonome, faisant d’elle un lieu d’étude rêvé pour tous les étudiants en médecine Marocains.

Avec quasiment les mêmes infrastructures (ces dernières datent par rapport à Fès, cette dernière ouverte qu’en 1999), Rabat offre l’expérience scientifique et enseignante que peut avoir la première faculté de médecine au Maroc.

Par la suite, ce sont beaucoup plus les défauts de chaque faculté qui déterminent ce classement : Casablanca et la rénovation de leurs salles de TP principalement, Marrakech et le manque d’infrastructures sportives, et Oujda avec la petite capacité d’accueil par rapport aux autres villes.

Pour Marrakech, la fraicheur du cadre administratif et enseignant reste le point fort de cette faculté, a coté de bonnes infrastructures éducatives, mais aucune infrastructure sportive, obligeant les étudiants désireux de dégourdir leur jambes à se déplacer au club sport de l’université, situé à l’autre bout de la ville.

Malgré l’importance de la ville de Casablanca, les infrastructures sportives et éducatives restent  correctes, ce qui la place logiquement derrière Fès et Rabat.

Et Petit poucet de la famille des facultés implantées au Maroc, Oujda, ne dispose que de 4 amphithéâtres et d’une capacité de 1700 étudiants seulement.

Marrakech Casablanca Rabat Fès Oujda
2 Points 1 Point 2 Points 2 Points 1 Point

III – Activités para-universitaires :

Dans ce sens, les étudiants ont su faire de leurs facultés respectives de véritables lieux d’expressions de talents, de la musique à la gestion en passant par l’incontournable associatif. Calendriers chargés et organisés, avec projets d’unité nationale de club, où l’IFMSA Morocco donne l’exemple aux autres clubs ambitieux (Docs Voice Morocco par exemple), aucun étudiant en médecine n’a le droit de se plaindre de la lassitude et de l’ennui. Un point pour tout le monde bien mérité.

Marrakech : Le bureau des étudiants de la faculté de médecine de Marrakech a depuis sa création en 2009, mis en valeur l’étudiant en médecine à travers ses différentes activités, dont les deux principales restent les journées d’intégration et les journées scientifiques et culturelles de l’étudiant en médecine. Le BDE FMPM a su aussi donner l’aide nécessaire aux différentes associations et clubs pour promouvoir leurs idées au sein de la faculté et même en dehors (Association des Etudiants en Médecine de Marrakech, l’association leur d’espoir, Docs Voice, le Club de débat, le Musical Group of Médicine …)

Casablanca : Fondé en 2007, le Conseil des Etudiants en Médecine de Casablanca “CEMC” a pour mission de représenter les étudiants à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca, défendre leurs intérêts et faciliter la vie estudiantine dans le cadre des lois et règlements en vigueur. Hormis son rôle représentatif et syndical, le conseil des étudiants en Médecine de Casablanca chapeaute tous les clubs (Club de théâtre, club de musique, club de danse…) et associations à la FMPC (CADEM, Medec’in Casa, Rotaract, AMPI..) et coordonne entre eux.

Aussi, c’est le CEMC  organise :

-Au début de l’année: les journées d’intégration, le parrainage des nouveaux carabins, le voyage d’intégration…

-L’événement phare de l’année: “Les journées de l’étudiant en Médecine” chaque année sous un thème différent et clôturées par une soirée Gala.

-En collaboration avec les autres associations, le “International Cultural day”, un échange culturel international entre les étudiants en Médecine.

– Le tournoi de foot pour les garçons et basket pour les filles.

– La rédaction du journal de l’étudiant en Médecine; “Toubib or not to be”.

Rabat : Mis à part l’indispensable BDE, Rabat est connue au Maroc par Méd’Ociation. Méd’Ociation est à la capitale ce que l’AEM est à la ville ocre, toutes deux des entités dépendantes de l’IFMSA Morocco.

Fès : La capitale spirituelle du Royaume n’a rien à envier aux autres facultés , et dispose d’une palette de clubs et associations qui pimentent l’activité des étudiants. Le club Avicenne des Etudiants en Médecine de Fès prend le monopole et s’occupe de tout se qui est para universitaires au sein de la faculté, sous un cadre très bien hiérarchisé.

Oujda : Récemment créée en 2008, les clubs et  associations de la faculté ne sont pas assez connus au Maroc. Néanmoins, le BDE de la faculté a eu un rôle important à jouer lors de la révolution du stéthoscope, preuve que ce n’est qu’une question de temps avant que la faculté de médecine de Oujda enrichisse ses activités para-universitaires.

Marrakech Casablanca Rabat Fès Oujda
3 Points 2 Points 3 Points 3 Points 2 Points

IV – Examens :

Dans ce cadre là, et vu le témoignage général des étudiants, la réelle évaluation de l’état des facultés de médecine reste sujette à controverses. Entre les périodes de décalage élargies chez certains (Rabat) et raccourcies chez d’autres (Marrakech), et les questions en QROC (Casablanca) contre des questions en Qcm avec un seuil de 30 (Marrakech), difficile de rester objectif et de trancher. Chacun son opinion et ses préférences, et aucun point ne sera accordé pour cette partie. (Les études en médecine sont difficiles pour tout le monde 😀 )

V- Internat et Résidanat :

Là encore, le sujet est très délicat à traiter, mais ce dont on peut être sur c’est qu’aucune faculté n’est satisfaisante sur ce point. Avec des postes donnés par le ministère insuffisants par rapport aux demandes de la facultés et du C.H.U, la liste est longue quand aux points noirs de cette catégorie. Néanmoins toutes les facultés disposent de cadres formateurs compétents, et les villes avec de nouveaux centres hospitaliers universitaires (Marrakech et Fès par exemple) ont l’avantage de recevoir une formation à la pointe de la technologie. Marrakech et Fès se démarquent légèrement suivant le témoignage des étudiants. Un point pour les deux facultés.

Marrakech Casablanca Rabat Fès Oujda
4 Points 2 Points 3 Points 4 Points 2 Points

Résultats :

En toute objectivité, le niveau d’études médicales au Maroc est tout de même très satisfaisant, et la base de formation est largement mise à disposition des étudiants et des professeurs, et ce dans toutes les facultés. Ce dossier a donc eu pour but de rentrer dans les petits détails et bémols de chaque ville, ce qui servira surement à motiver les différents décanats pour évoluer, but déjà acquis par la rénovation des différentes facultés (Marrakech et Casablanca sont en cours de rénovation, Fès vient de terminer ses travaux). Premières de ce classement, Fès et Marrakech, qui ont su aller de l’avant et se démarquer par leur vision de formation et leurs infrastructures variées et enrichies. Vient  ensuite les facultés de Rabat et de Casablanca, qui ont surtout l’expérience de formation, chose qui ne se trouve chez aucune autre faculté au Maroc. Et finalement Oujda, que l’on peut classer ex-aqueo avec Agadir et Tanger, qui sont des facultés fraichement ouvertes, et que l’on peut donc pas juger.

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